13 Novembre 1804

13 Novembre 1804

Ma Chère Garance,

L’automne est désormais là. La forêt et les champs revêtent leurs chaleureux et chatoyants manteaux. Vous savez combien j’affectionne cette saison. Les verts, oranges, rouges et jaunes se côtoient sous les rayons lunaires argentés. Bercés par la lune, les vents portent de nombreuses odeurs. Déjà, les migrateurs nous quittent pour fuir les froideurs approchant à grands pas.

Cette période signifie tant pour moi… Le thé, Stephan… Mais davantage encore que cela, cette nuit de notre rencontre. Il m’arrive encore de songer à celle-ci et à ses circonstances. Les raisons de vos choix me son encore obscures. Il en est de même pour la manière dont les évènements se sont déroulés. Je ne possède guère encore de vue d’ensemble. Peut-être un soir, consentiriez-vous à éclairer, de votre lumière, mon obscurité.

Le calme règne en maître ici. J’étudie les précieux parchemins que vous m’avez laissé. Je ne suis guère encore parfaitement au point concernant le dernier chapitre, celui concernant le multivers. Je progresse néanmoins, l’impatience de vous montrer mon avancée m’habite. J’ose espérer me montrer à la hauteur de vos attentes lors de votre retour.

Il me tarde d’avoir de vous nouvelles. Vers quelles contrées les vents vous emportent-ils ? Qu’avez-vous découvert comme trésor ? Je me languis de vos récits et de votre présence.

En espérant que notre ami la Hulotte trouve le chemin de votre épaule sans difficulté aucune, j’attends avec impatience de recevoir de vos nouvelles.

W. de. V

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